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Comment gérer l’obsolescence des compétences ?

La pandémie de Covid-19 a poussé de nombreuses entreprises vers une approche « tout numérique », ce qui peut rendre certaines compétences obsolètes. L’automatisation de certaines tâches, la disparition ou au contraire la naissance d’autres tâches, l’évolution de la demande du marché du travail sont autant de facteurs qui accélèrent la transformation des métiers et des compétences.

Nous allons ici définir l’obsolescence des compétences ! Expliquer les différentes façons de prévoir et prévenir au mieux ce phénomène

Définition

L’obsolescence des compétences peut être définie comme « l’insuffisance des savoirs ou des compétences nécessaires à un travailleur ou une entreprise pour continuer d’être parfaitement performant dans son activité professionnelle actuelle ou future »(Kaufman, 1974).

Le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (CEDEFOP) à mis en lumière l’évolution de l’obsolescence des connaissances des salariés de plus en plus rapide. Dans une étude intitulée « Prévenir l’obsolescence des compétences », le CEDEFOP démontre que les seniors ne sont pas les seuls à être susceptibles d’être dépassés par la rapidité des changements. Par l’accélération des innovations technologiques et des besoins de la société, les connaissances/compétences doivent être perpétuellement mises à jour

Avec les nouvelles technologies qui transforment les métiers en profondeur, l’obsolescence des compétences s’accélère. Leur durée de vie est passée de 30 (en 1987) à 2 ans, d’après l’OCDE.

Nous précisons ici que l’obsolescence des compétences ne signifie pas que votre métier lui-même devient obsolète, seulement que vous allez devoir vous adapter pour pouvoir continuer à l’exercer.

Qui est concerné ?

Les personnes les moins qualifiées (33 % des personnes au niveau de qualification faible touchées contre 19 % de celles avec un niveau de qualification élevé) 

Les seniors (31 % des 50-55 ans sont concernés par le problème contre 21 % des 30-39 ans selon une enquête du CEDEFOP)

Les travailleurs qui ne bénéficient pas de formation continue (34 %, contre 22 % pour ceux qui en suivent). 

Quels sont les compétences impactées ?

Les compétences de « savoir-être » appelés plus couramment « soft skills » sont les moins impactées.

Contrairement aux compétences de savoir-être, les compétences techniques ou « hard skills  » ou savoir-faire sont plus susceptibles d’être obsolètes. En effet, leur durée de vie est limitée. Conséquence inévitable du progrès technologique. Il s’agit de la maîtrise de logiciels, de machines, d’outils ou d’une technologie spécifique.